14 novembre 2009
Sur le seuil
Suis-je revenue?
Je ne sais trop. Quelque chose en moi est resté en Grèce, je crois. Une insouciance, un bien-être. Écrasés sous le poids d'un âne. Et le retour s'est fait dans des conditions difficiles.
Souvent, j'ai composé des billets pour ce carnet. Et, chaque fois, j'ai remis ce projet à plus tard. Les billets sont restés lettre morte. Idées éparses. Morceaux d'inspiration sans encrage.
Pourtant, j'émerge. Et je reviens en ces lieux virtuels. Où mes pensées atteignent parfois d'autres rives.
Quant à l'écriture, je me tiens sur son seuil. Je vois la lumière, mais j'hésite encore à entrer.
Photo: les propylées de l'Acropole d'Athènes dans l'éclatante lumière d'un matin de juin.
22 juin 2009
Fonds de tiroirs
Ah, le mythe du manuscrit dormant au fond d'un tiroir!
Beaucoup de gens en ont un, c'est vrai. Gardé comme un secret. Ce roman, ce recueil, cette pile de poèmes... Qu'en faire, en réalité? Y retravailler? Le jeter? Tenter de l'oublier?
Et les années passent.
J'ai dans mes cartons un vieux manuscrit. En fait, il s'agit de mon tout premier roman, écrit entre 2005 et 2006. Avant Enthéos. Né après mais écrit avant, il tient une place un peu inconfortable dans mon esprit. Assis entre deux chaises.
Ce manuscrit a été lu, ici et là. On l'a refusé partout où il a été envoyé, mais pas toujours du revers de la main. Pas mauvais, m'a-t-on dit. Mais pas prêt. Il y manque un "quelque chose".
Et comme je travaillais sur Enthéos et que cela me demandait toute mon énergie, monopolisait tout mon enthousiasme, j'ai laissé reposer cette histoire, un roman fleuve (où d'ailleurs l'eau tient une place centrale) dont l'action se passe en une seule soirée, inspiré du roman Mrs Dalloway de Virginia Woolf.
Mais voilà qu'on manifeste de la curiosité pour ce roman. Mon directeur littéraire souhaite y jeter un oeil, question de me donner son avis, de voir s'il y a quelque chose à en tirer. Cerner où sont ses forces et ses faiblesses.
Alors j'ai farfouillé dans mon bureau, retrouvé une copie papier du roman. L'ai relu, évidemment. Par bribes. Parfois par pages entières. Quelques belles surprises. De beaux passages qui ne me déçoivent pas. Certains autres qui mériteraient d'être réécrits ou resserrés.
Mais dans l'ensemble, dans l'essence même de ce roman, le thème que je souhaitais aborder à travers lui, je suis satisfaite.
Cela veut-il dire que ce soit publiable? Pas nécessairement. Car il ne suffit pas que l'auteur apprécie son propre texte (une relation fondamentalement narcissique), mais il faut que le texte soit accessible et intéressant pour d'autres lecteurs. Il faut ce "plus", si insaisissable et si essentiel.
Pour l'instant, voyons ce qu'en pensera Éric...
Illustration: Nature morte au tiroir ouvert, de Paul Cézanne. Musée d'Orsay.
19 juin 2009
La "relève" littéraire
Hier, j'ai assisté à l'échange sur la relève littéraire organisé par l'Institut canadien, mais plus particulièrement dans le cadre du programme Première ovation en arts littéraires.
Premier constat sur la vingtaine de participants: la plupart provenaient du milieu universitaire, c'est-à-dire que (selon mon estimation au pif) les deux-tiers étaient des étudiants en création littéraire de l'université Laval qui terminaient une maîtrise, avec l'oeuvre qui vient avec, en bout de ligne (roman, pour une majorité). Autre constat: plus de gars que de filles. À vue de nez, un tiers/deux tiers. Six personnes avaient déjà publié dans une maison d'édition reconnue (nouvelles, poésie et roman).
La rencontre a débuté par la présentation de la Maison de la littérature et du programme Première ovation en arts littéraires. Il a été question des services qu'offrirait la Maison, mais aussi du profil des auteurs de la région de Québec et des métiers d'avenir liés à l'écriture (la plupart étant reliés aux nouvelles technologies).
Dans la région, en 2005, seuls 7.6% des auteurs étaient âgés de moins de 44 ans, comparativement à 54.6% des auteurs montréalais. Ce qui veut dire que les jeunes partent massivement vers Montréal (ici, pas de surprise...). Comment donc garder les jeunes auteurs à Québec? C'est là-dessus qu'on souhaitait nous entendre.
Le programme Première ovation en arts littéraires présente plusieurs volets: mentorat, classes de maîtres, activités de formation sur le métier d'écrivain, promotion et diffusion de la relève littéraire et prêt de ressources techniques. Or, LA grande question fut tout de suite soulevée: qu'entend-on par "relève"?
Qu'est-ce que la relève? Est-ce lié à l'âge de l'auteur? Par exemple, le mentorat s'adressera aux moins de 35 ans (tant pis pour moi...). Mais un auteur qui écrit une première oeuvre passé cet âge ne fait-il pas partie de la "relève"? Et comment compte-t-on les oeuvres? En poésie, un poème= une oeuvre? En nouvelle aussi? Parle-t-on de recueil, alors? Ou si chaque publication dans une revue sera considérée?
Des propositions ont été faites. Comme celle d'avoir publié deux livres pour être considéré comme en "mi-carrière". Car une seule oeuvre publiée peut aussi relever d'un coup de chance. Le fait de récidiver établissant une certaine expérience.
Et puis, en bout de ligne, je me suis rendu compte qu'il y a un clivage entre ceux qui aspirent à devenir écrivain et à publier et ceux qui ont passé cette étape. Beaucoup de questionnements trouvent leur réponse quand on vit un processus d'édition et de diffusion.
Maintenant, moi, comment me vois-je? Comme la "relève"? Pas hier, en tout cas! Je me sentais comme une "vieille de la vieille", à écouter des jeunots oscillant entre le rêve et la désillusion. En voyant que les programmes ne m'incluaient pas vraiment. Et qu'en plus, comme 60% des auteurs, ce n'est pas écrire qui me permet de gagner ma vie, mais un autre emploi.
Bref, une rencontre qui m'a permis d'avoir un son de cloche d'un milieu que je ne connais pas beaucoup. Et de voir comment s'enlignait ce très beau projet de Maison de la littérature.
L'illustration vient d'ici.
21 avril 2009
« Mon » Salon du Livre de Québec: un bilan
Peut-être parce que ce Salon avait lieu dans ma ville, peut-être aussi parce que j’avais la tête ailleurs ou parce que l’intensité du Salon de Montréal a éclipsé celle de Québec, j’ai trouvé mon expérience beaucoup moins fatigante, moins prenante. Et c’est tant mieux.
Que j’ai trouvé ce Salon moins prenant n’exclut pas que j’ai eu beaucoup de plaisir lors de mes présences au Centre des Congrès. L’animation du jeudi après-midi, qui réunissait Pierre Falardeau, Annie Cloutier et moi-même à tour de rôle autour de Stanley Péan s’est très bien déroulée. Les questions qui m’ont été posées étaient intelligentes, pertinentes et venaient de quelqu’un qui avait lu attentivement le roman (en l’aimant, ce qui est toujours un « plus »…) Quinze minutes furent vite passées.
Au gré des séances de signatures et entre celles-ci j’ai pu croiser plusieurs auteurs. Chez l’Instant même, dont le kiosque jouxtait celui de Septentrion, des collègues de Garneau ont tenu le fort (Georges Desmeules pour son roman Projet Syracuse et Philippe Mottet pour son essai De la prison à la chambre) et nous avons discuté un peu littérature et dérivés. J’ai rencontré Nathalie Jean dont le recueil de nouvelle Je jette mes ongles par la fenêtre reçoit d’excellentes critiques. J’ai été saluer Audrey Parily qui lançait son roman de « chik litt » Passionnément givrée en mars, visité Michel Jean dont j’ai lu et apprécié son livre Envoyé spécial, croisé Martine Latulipe récipiendaire du Prix de la Ville de Québec, section jeunesse (qui est venue chercher son exemplaire d’Enthéos et de Être, de Éric Simard).
J’ai croisé aussi quelques copains bédéistes, Jean-François Bergeron (Saint-Germain et Le Crépuscule des dieux) et Phlpgrrd (Les ravins, Béatrice). Leif Tande, on s’est manqué…
Et puis c’était l’occasion de discuter et rigoler avec les potes chez Septentrion, auteurs et équipe éditoriale. Ainsi j’ai pu saluer Caroline Allard (notre Mère indigne), Pierre-Léon Lalonde (Un taxi la nuit), Emmanuel Bouchard (Au passage) avec qui j’ai fait mes trois séances de signatures, et bien entendu mon cher directeur littéraire, Éric Simard.
Ce fut donc un beau Salon, avec un extraordinaire soleil printanier au dehors, et de belles rencontres au gré des allées et venues.
Oh. Pour les maniaques des chiffres, je ne sais pas combien d’Enthéos se sont vendus pendant le Salon, mais j’en ai signé sept.
Les organisateurs du SILQ pour leur part parlent d’environ 60 000 visiteurs pour l’édition 2009, comme le rapporte Le Devoir.
16 avril 2009
Présence au Salon du Livre
C'est aujourd'hui que commence pour moi le Salon international du Livre de Québec. Je participe à une animation sur la Scène des rendez-vous littéraires à 17h (à laquelle participera aussi Annie Cloutier, l'auteure de Ce qui s'endigue à 16h45). Ensuite, je serai en séance de signature de 18h à 19h, au stand 9 des éditions du Septentrion.
Vendredi le 17 avril, je serai présente pour des signatures de 18h à 19h, ensuite dimanche le 18 avril, de 13h à 14h.
Avec ce Salon du Livre se termine l'année littéraire d'Enthéos. Mon roman a réussi à se tailler une petite place à travers la panoplie d'ouvrages parus cette année et même à obtenir une bonne visibilité, ce dont je me réjouis. Maintenant, c'est l'écriture qui me manque. Ce que j'aime le plus, et qu'il me tarde de retrouver.
08 avril 2009
Les résultats des Prix littéraires de la Ville de Québec/SILQ
Finalement, les lauréats des Prix littéraires de la Ville de Québec-SILQ sont:
Dans la catégorie littérature jeunesse: Martine Latulippe pour son roman Laurian Loubier: Vive les mariés! paru chez Dominique et Compagnie.
Dans la catégorie littérature adulte: Jacques Côté, pour son roman policier Le chemin des brumes, paru chez Alire.
Et, bien sincèrement, je me réjouis pour les gagnants. Je n'avais même pas préparé de mot de remerciements, alors j'aurais été un peu embêtée de monter sur scène chercher le Prix!
Sachez que 51 oeuvres ont été soumises au jury pour la catégorie adulte, 22 du côté jeunesse. Être en nomination consistait, pour moi, en une victoire en soi.
07 avril 2009
J'y cours, j'y vole...
Un peu de stress tout de même, mais je file à cette remise de Prix.
Peu importe ce qui sera décidé, je considère que c'est déjà une belle expérience pour moi que d'avoir été mise en nomination.
Et j'aurai rencontré le maire!
Non, mais!
23 février 2009
La vérité est dans l'oeil de celui qui regarde
Enthéos est un roman sur la foi. Sur le sens de la vie, sur le sens qu'on donne à sa vie. Sur ce choix que l'on fait ou non d'être heureux. Les yeux ouverts.
En ce qui me concerne, c'est le sujet principal du roman. Selon "moi", bien entendu (mais ne suis-je pas "Dieu-le-Père" moi qui suis l'auteure du roman?)
Évidemment, "la vérité est dans l'oeil de celui qui regarde". Donc, quand le livre est lu, la vérité réside dans l'opinion que s'en fait le lecteur. Le livre m'échappe. Je n'ai aucun pouvoir pour orienter les réactions à son endroit.
Si un lecteur se convainc qu'Enthéos est un roman d'amour à l'eau de rose (de l'ordre du roman de gare!), que voulez-vous que j'y fasse? Malgré un pincement au coeur, il faut que je prenne la critique.
Récemment, une discussion est survenue sur le blogue La Recrue du mois, concernant les visions différentes des participants autour du roman de Danielle Trussart, Un train pour Samarcande. Quelqu'un s'étonnait qu'un même livre puisse à la fois laisser certains d'entre nous indifférents et en faire pleurer d'autres. Pourtant, rien de plus normal, à mes yeux: différents regards se posent sur un même récit. Différents angles de vue s'additionnent donc.
C'est aussi ce qui se passe avec Enthéos.
J'ai trouvé très gentil de la part de mon éditeur de mentionner dans le communiqué de presse annonçant la mise en nomination d'Enthéos au Prix de la Ville de Québec que, depuis sa sortie, le livre ne recevait "que" des éloges... Je sais bien que ce n'est pas tout à fait le cas. Oui, Enthéos a reçu "beaucoup" de bonnes critiques. Mais pas que!
Et à travers tous ces points de vue, je me demande ce qui me fait le plus réfléchir... Peut-être est-ce lorsque les lecteurs ne voient pas le sens premier que je donnais à mon roman. Et, non, ce n'était pas l'histoire d'amour pour elle-même que je voyais centrale. C'était un des moyens que j'utilisais pour amener mon personnage principal ailleurs dans son cheminement.
Alors j'essaie de rester zen. Et réfléchir en moi-même sur ce passage: "Tu cherchais une vérité unique? Tu as vu qu'il n'en existe pas. Mais je pense qu'il faut en arriver à trouver notre vérité. Même si elle est partielle. Boiteuse, à la rigueur. Il faut trouver ce qui a un sens pour soi. " (Enthéos, p. 150)
Illustration: René Magritte, Le faux miroir (1928).
10 janvier 2009
La sensation palimpseste
Lorsque j'explique à mes étudiants comment il est difficile d'analyser les sources du passé, parce que, en littérature ancienne, les écrits que nous avons ont été recopiés maintes et maintes fois, entraînant d'inévitables erreurs, je leur parle des palimpsestes. Comme peu de gens connaissent de quoi il s'agit, je leur explique avec détails qu'il s'agit des manuscrits qui ont été grattés afin de réutiliser les parchemins qui coûtaient très cher. On enlevait ainsi la couche d'encre des textes, mais pas la gravure de la plume dans le cuir. Il arrive (trop rarement) que de tels manuscrits sont retrouvés, et ce fut notamment le cas pour un texte d'Aristote, recouvert par des calculs comptables d'un fermier égyptien de la basse-époque. Avec du matériel spécialisé, il est possible de reconstituer l'ancien texte à partir des marques laissées dans le parchemin et, parfois, de faire d'extraordinaires trouvailles.
Dans son livre Les années, Annie Ernaux parle de sa sensation très intense en relation avec l'inspiration, sa perception du monde, son besoin de transmission, son oeuvre de mémoire. Elle la nomme "sensation palimpseste". Et cette description met habilement en mots ce que je ressens en moi, par vagues, par impressions à la fois lumineuses et terribles. Cette impression qui résulte en un impérieux besoin d'écrire et qui, lorsqu'il n'est pas satisfait, se transforme en douleur de vivre.
"C'est un temps d'une nature inconnue qui s'empare de sa conscience et aussi de son corps, un temps dans lequel le présent et le passé se superposent sans se confondre, où il lui semble réintégrer fugitivement toutes les formes de l'être qu'elle [la narratrice] a été. (...) Elle lui a donné un nom: la sensation palimpseste." (p.204)
Oui. La sensation d'être gravée de mots, de souvenirs, de sentiments. Des visages, des lieux. Les couches successives du temps qui se superposent. Le tumulte de la vie qui bat en soi. Ma mémoire chargée. Gravée et regravée. Et pour laquelle seule l'écriture arrive à redonner sens. À me libérer.
Source: Annie Ernaux, Les années. Paris, Gallimard, 2008. 241 pages.
03 janvier 2009
Bilan et résolutions
Tradition pour
moi chaque premier de l’an, mon bilan de l’année écoulée et mes résolutions pour
celle qui commence. Ici, je vous épargne tout ce qui relève de ma vie «ordinaire»
pour me concentrer sur ce qui touche à l’écriture.
Beaucoup à dire de 2008 en ce qui a trait à mes projets d’écriture. Malheureusement, je
termine l’année avec, sur ce point, une impression de vide côté création. En
fait, j’ai évité le gouffre total en me mettant enfin à l’écriture d’un nouveau
roman fin décembre, mais c’est presque jouer sur les mots. En fait, je n’ai pas
avancé réellement de façon satisfaisante. Mais bon. Je n’ai pas non plus perdu
mon temps, ceux qui ont suivi ce blogue depuis les derniers mois l’ont constaté.
Le gros de mon
année 2008 a donc tourné autour d’Enthéos, avec les derniers remaniements sur
le texte en compagnie d’Éric, la trouvaille du titre, la signature du contrat,
ensuite les étapes de relecture, de révision linguistique, de correction d’épreuve et la mise en page. Et moi qui ai cru,
avec un pincement au cœur, que l’aventure se terminait avec l’impression du
livre, je m’étais trompée !
J’ignorais quel
tourbillon m’attendait ! Le lancement du roman, avec la préparation que
cela m’a demandée, quelques entrevues pour des journaux ou des revues, des
activités de promotion (comment oublier mon passage à Christiane Charrette ?),
les Salons du livre de Rimouski et de Montréal… Les critiques, aussi. Car il faut mentionner l'extraordinaire couverture médiatique dont a bénéficié Enthéos (pour un premier roman...) Mais surtout, sur le plan
humain, les retours que j’ai reçus de lecteurs. Coups de téléphone, courriels,
cartes ou lettres, mots échangés en personne…
Année intense,
donc, que fut 2008.
Maintenant, que
sera 2009 ?
L’élan donné à
Enthéos s’essouffle doucement. C’est normal. Alors j’en profiterai pour écrire.
Vraiment. Les quelques pages ébauchées ces dernières semaines sont assez intéressantes
pour que je poursuive sur cette lancée. Ainsi, une de mes résolutions est de
continuer et de terminer mon roman sur Janus d’ici décembre 2009. Une autre
résolution est d’alimenter mon blogue au minimum deux fois par semaine.
Côté lecture, je
poursuivrai ma collaboration à La Recrue du mois pour qui 2008 a été une année
de stabilisation et de développement. Par ailleurs, j’aimerais lire au moins un
livre par mois (en plus de la recrue mensuelle…) Cela me paraît plus que
faisable (en fait, je pense faire beaucoup mieux que cela, mais je préfère
rester réaliste : dans ma vie, les imprévus sont si vite arrivés !).
Voilà !
Il ne me reste qu’à
vous souhaiter à tous une très bonne année 2009 !
Photo: feux d'artifices du 400e anniversaire de la ville de Québec qui termine, elle aussi, une belle année!
