15 juin 2009
Natalie Jean: Je jette mes ongles par la fenêtre
Le titre, Je jette mes ongles par la
fenêtre, m’avait laissée dubitative. On
me l’a gentiment expliqué : en plus de référer à la dernière phrase d’un
des nouvelles du recueil, Détails, il s’agit d’une allusion à la liberté que
retrouve un personnage après une relation étouffante.
Ce sentiment de liberté transparaît partout au fil des pages de ce délicieux recueil de nouvelles qui se révèle une excellente lecture estivale. Sentiment de liberté, oui. Mais plus. Profondeur. Amitié, amour, sensualité. Le tout, ancré dans les décors de la ville de Québec, est porté par une écriture riche et musicale et parfois très poétique. De belles images, au fil des phrases. Des clins d’œil, des sourires :
« (…) tapage de vie qui monte de la
ruelle, ça rigole, ça rit fort, ça crie, ça barbouille de couleurs le son gris. »
(Contraste, p. 31) « L’eau
rencontre le feu et la mer se met à bouillir, le monde redevient un tout et
nous sommes en plein centre. » (Fruit mûr, p. 47)
Pour lire la suite du commentaire, c'est ici.
Je vous invite aussi à lire les autres points de vue des participants de la Recrue du mois, ici.
15 avril 2009
Ce qui s'endigue d'Annie Cloutier
Deux femmes nées le même jour. Deux destins différents quoique parallèles. Celui d’Anna, issue d’une famille bourgeoise, devenue médecin à la suite de son père. Et celui d’Angéla, colérique, impulsive, brisée par la vie, ratant de peu la carrière médicale, mais se tournant vers l’action communautaire. Deux femmes que beaucoup de choses séparent, mais qui depuis l’enfance portent l’une sur l’autre leur regard, cherchant la comparaison, l’indice d’un bonheur, d’un accomplissement.
Pour lire la suite du commentaire ainsi que l'appréciation des autres participants de la Recrue du mois, c'est ici.
02 avril 2009
Une entrevue avec Annie Cloutier (2e partie)
Je viens de publier la deuxième partie de l'entrevue que j'ai réalisée avec Annie Cloutier, l'auteure de Ce qui s'endigue.
C'est publié ici: http://www.larecrue.net/2009/04/entrevue-avec-annie-cloutier-2e-partie.html
29 mars 2009
Une entrevue avec Annie Cloutier
Je vous invite à aller lire la première partie de l'entrevue que j'ai réalisée avec l'auteure Annie Cloutier, notre "recrue" du mois d'avril pour son roman Ce qui s'endigue.
C'est ici: http://www.larecrue.net/2009/03/entrevue-avec-annie-cloutier-1ere-partie.html
15 mars 2009
Le chapeau de Kafka: les artifices sans la magie
Il y a bien des
raisons qui peuvent nous pousser à lire un livre. Et sans doute autant d’aimer
ou non une lecture.
Pour ma part, quand
je lis par loisir, j’essaie de porter mon choix sur des œuvres qui sauront m’amener
ailleurs, me faire réfléchir. Me nourrir. Je ne cherche pas à priori un divertissement en ouvrant
un livre. Cela n’est certes pas exclu, mais ce n’est pas le but recherché.
La lecture du roman
Le chapeau de Kafka, malheureusement, s’est résumée pour moi en un divertissement.
Un divertissement de qualité, mais sans plus. Jeu d’esprit, ce livre présente
plusieurs histoires imbriquées les unes dans les autres telles, comme en fait
foi la quatrième de couverture, des « poupées gigognes ».
Pour la suite, c'est ici.
Patrice Martin, Le chapeau de Kafka. Montréal, XYZ éditeur, 2008, coll. "Romanichels", 133 pages.
Pour d'autres appréciations de lecture des collaborateurs de la Recrue du mois, c'est ici.
15 février 2009
Le train pour Samarcande de Danielle Trussart
Blanche fait ses boîtes. Elle les empile, ici
et là, dans sa maison vide. Elle jette ses vêtements au lieu de les laver. Elle
jette ses tasses sales. Blanche, c’est une vieille femme qui s’apprête à
quitter la vie. À prendre son dernier train. Samarcande, c’est la destination
qu’elle a choisie. Le lieu n’a pas d’importance. C’est la mort, en définitive.
Le nom du personnage, Blanche, n’est pas dû
au hasard. Blanche c’est l’absence, ce qu’on ne voit pas. Qu’on ne voit plus.
Car vieillir, voir partir autour de soi les gens qu’on a aimés, n’est-ce pas
une façon d’être effacé de la réalité, peu à peu?
Ce roman, un peu long, c’est vrai, emporte le
lecteur dans les réflexions d’une femme aux yeux ouverts, aimante. Qui fait le
bilan de sa vie, de ses deuils, en parlant à son mari décédé. Ce procédé
narratif m’a quelque peu agacée au départ, mais j’ai vite fait de m’y habituer,
de me laisser bercer. Plusieurs passages
sont particulièrement émouvants et je me suis surprise plus d’une fois à
essuyer une larme.
Pour lire la suite, c'est ici. Pour les autres commentaires des membres de la Recrue du mois, c'est ici.
15 janvier 2009
Le Récital, de Nicolas Gilbert
Un roman s’écrit-il
comme on compose un morceau de musique? Peut-être bien.
En fait, la
musique n’est peut-être pas si éloignée de l’écriture. Elle est un langage. Une
expression.
Pour son premier
roman, Nicolas Gilbert, qui est compositeur, a élaboré un récit en douze
tableaux, résumant chacun une heure d’une même soirée. Six personnages
décrivent leur point de vue d’un récital. Ainsi alternent la vision du compositeur,
du pianiste, d’un placier, d’un spectateur, d’une serveuse et d’un ami de
celle-ci.
Pour lire la suite, c'est ici. Je vous invite également à lire les commentaires des autres collaborateurs de la Recrue du mois, ici!
Nicolas Gilbert, Le Récital. Montréal, Lemeac, 2008. 146 pages.
15 décembre 2008
C'est le 15 du mois!
Je n'ai pas participé à la Recrue ce mois-ci, mais je vous invite à faire comme moi et à aller lire les critiques de mes collègues concernant le roman Du bon usage des étoiles de Dominique Fortier. C'est ici!
15 novembre 2008
Hors-d'oeuvre
Il faut beaucoup d’audace ou d’humour pour intituler un premier roman Le Chef-d’œuvre quand on sait que le lecteur moyen sera tenté d’associer un tel titre au contenu même du roman qui s’affiche ainsi. Et pourtant, il y a loin de la coupe aux lèvres.
D’entrée de jeu, il faut apprivoiser le personnage principal. Un jeune homme décidé à écrire un chef-d’œuvre de la littérature, convaincu que, pour arriver à ses fins, il ne suffit que de plonger dans le malheur le plus total et abject pour « pondre » enfin l’œuvre de génie tant espérée.
Le problème réside donc là. On n’y croit pas. Du moins, je n’y ai pas cru une seconde, à ce personnage qui lutte de tout son être pour échapper au bonheur printanier, aux sursauts amoureux, à l’appel familial et à l’amitié pour se morfondre dans un supposé malheur de pacotille.
Sérieusement, j’ai vite déchanté.
Pour lire la suite, c'est ici.
Pour les autres commentaires des collaborateurs de la Recrue du mois, c'est ici.
Sébastien Filiatrault, Le Chef-d'oeuvre. Montréal, Stanké, 2008, 248 pages.
21 septembre 2008
On m'a recrutée!
Ce mois-ci, c'est moi qui suis la "recrue du mois" du blogue de critique littéraire de premiers romans québécois auquel je collabore depuis un an: La Recrue du mois.
La décision de choisir mon roman a été mûrie. L'équipe de rédacteurs s'est demandé jusqu'à quel point le fait que je fasse partie de la rédaction venait enlever de la crédibilité à notre choix. Cependant, il faut dire que mon roman répond aux critères de sélection et que, comme tout auteur de premier roman, j'ai aussi droit à ma chance d'avoir un peu de visibilité, ce qui est le but premier du blogue La Recrue du mois.
Il faut savoir aussi que le choix de nos recrues se fait toujours quelques mois à l'avance et que, lorsque Enthéos a été retenu, nous ne pouvions pas savoir que le livre aurait la visibilité qu'il a reçue depuis sa parution il y a tout juste un mois.
Et, évidemment, je ne participerai pas à la critique ce mois-ci, laissant mes collègues s'en charger... et les ayant bien avertis de ne pas se laisser influencer par le fait qu'ils me connaissent un peu.
J'ai donc hâte de voir ce que mes collègues penseront du roman et c'est avec un peu d'appréhension que j'attends le 15 octobre!

