16343947_10154319557772965_1560523931_n

Il y a fort longtemps que je ne suis pas venue ici pour y ajouter quelque chose. J’écris (peu) sur mon autre blogue, mais ici ? Silence.

Car il n’y a rien à dire de mon incapacité à remettre de l’ordre dans ma tête, dans mes idées. De retrouver un fil.

Rien ou bien peu.

Mais voilà qu’un de mes amis me donne accès à son appartement. Un prof-écrivain, retourné à la ville où vit déjà sa femme, elle aussi prof-écrivaine. Bref, ils gardent leur petit condo à Québec, un pied-à-terre qui leur permet d’y revenir régulièrement. Et moi, j’ai proposé d’aller faire un tour à leur appartement de temps en temps, question de ramasser le courrier et de faire marcher la laveuse (des fois). J’avais ri en disant que je pourrais aller y écrire. C’est tout près de chez moi. Près du cégep où j’enseigne.

Alors ils m’ont donné un trousseau de clés.

Aujourd’hui, c’est mon troisième passage.

Au départ, j’y ai fait les cent pas. Je me disais d’ailleurs que je nommerais ces lieux «l’appartement des cent pas». Aucun internet. Je suis face à mon ordinateur, comme si c’était une bonne vieille dactylo. Aucune distraction, si ce n’est la petite bibliothèque. La seconde fois, j’y ai lu mes derniers écrits. Et établi mes envies pour les projets à venir. Aujourd’hui, maintenant que la rentrée est passée au cégep, avec pour moi une grande montée d’anxiété, j’y reviens pour mettre entre parenthèse la course de la semaine. Et je m’étais donné pour but d’écrire, au minimum, pour mes blogues.

L’appartement a les couleurs de la pierre philosophale : noir, rouge et blanc.

J’ai espoir de m’être sortie du noir-plomb. En sachant que c’est dans le rouge-feu que je me plonge.

Souhaitons qu’au bout du chemin, j’atteigne le blanc. La lumière, enfin.