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J'ai mis de côté le roman sur lequel je travaillais depuis trois ans. 

Il n'est pas près. Ne va nulle part. 

La troisième version, même meilleure, n'a pas encore assez de chair. "Rien n'est raconté". Mon directeur littéraire l'a trouvé beaucoup mieux, c'est vrai. Plus intéressant, avec des personnages plus attachants. Mais j'aurais eu encore beaucoup, beaucoup de travail à y apporter. Alors je le dépose. 

Je me suis acharnée, c'est fou. Sans doute parce que le fait d'avoir reçu une bourse du CALQ m'enchaînait à mon projet. Je me sentais coupable d'avoir reçu un appui pour quelque chose qui n'a pas réellement abouti. Oui, j'ai pu remettre un manuscrit (la 2e version). Le CALQ a considéré mon dossier satisfaisant. Mais ensuite, il n'a pas été accepté pour édition. N'était pas prêt. Et la troisième version n'est pas encore satisfaisante.

Et le temps file.

Car ce ne sont pas les idées qui manquent pour d'autres livres. Un autre roman est déjà en chantier. Les idées viennent, coulent. Un autre "roman d'apprentissage", un peu comme Enthéos, avec comme toile de fond Rome. La Ville éternelle.

Et éventuellement un recueil de nouvelles. J'ai déjà évoqué ici Janus. C'est peut-être sous cet angle que je l'aborderai.

Plein de projets, donc.

Et un sentiment de liberté.