cercle d'auteurs

Vous connaissez ma passion pour les cercles de lecture, moi qui en organise de temps à autre avec des étudiants autour d'oeuvres anciennes (L'Iliade, L'Éneide - deux fois!-, du théâtre grec, Les Métamorphoses), et qui aime aussi participer à ceux organisés par des amis ou des collègues. Donc quand j'ai vu passer un cercle d'auteurs, ça m'a intriguée. Mais jusqu'à maintenant, je n'avais pas poussé la curiosité jusqu'à m'y inscrire.

Ce cercle d'auteurs est organisé dans le cadre de Première ovation en arts littéraires, à raison d'une rencontre par mois. De jeunes auteurs en devenir partagent ainsi certains de leurs textes et les commentent mutuellement. Intéressante démarche.

Or, j'ai déjà parlé ici du programme Première ovation qui offre, notamment, du mentorat. Je ne suis plus admissible depuis quelques années, ayant dépassé 35 ans et ayant publié maintenant deux livres chez un éditeur (avec un troisième en route).

 

J'ai fini par passer par dessus mes réticences ("Je ne connais personne...", "Vais-je perdre mon temps?", "Quel texte présenter?", alouette...) et je suis allée à la rencontre du mois de juillet, après avoir vérifié avec l'organisatrice que, même si je n'étais pas admissible en tant que "relève" pour Première ovation, je pouvais néanmoins participer à l'activité. 

Mais quel texte présenter? Quel est le fonctionnement exact des rencontres? Je ne savais pas trop quoi faire lire... alors voyant qu'un fanzine était en train de s'organiser sur le thème de "textes indigestes et autres reflux gastriques", je me suis lancée dans une nouvelle, écrite le matin même de la date de tombée... (Oui, les deadline, parfois, c'est efficace...)

La façon de faire est assez simple. Nous étions quatre à avoir envoyé des textes qui nous sont ensuite transmis par courriel, quelques jours avant la rencontre. Nous lisons et annotons les textes et, lorsque nous nous rencontrons, nous faisons chacun une lecture à voix haute de notre texte, puis nous passons aux commentaires. 

Les participants varient, leur provenance est diverse. Tous ont à coeur de perfectionner leur écriture. Moi aussi.

Nous étions quatre autour de la table à l'Amphi de Québec l'autre soir. Et nos deux heures de discussion ont filé comme l'éclair. Alors je me demande comment on fait lorsque nous sommes plus nombreux... le temps doit être beaucoup plus restreint. Mais je verrai.

Oui, je verrai car j'ai l'intension de poursuivre cette exploration du Cercle d'auteurs de la relève. J'ai beaucoup apprécié le travail fait en commun sur les textes, et voir mon travail lu et commenté par d'autres sans préoccupations éditoriales (c'est un peu différent d'un travail avec un directeur littéraire). Comme mon texte (une courte nouvelle) était en lien avec le thème du fanzine, il a été retenu (après que j'y ai apporté des correctifs) pour publication.

L'activité est formatrice, en tout cas. Ça me fait sortir de ma zone de confort et ça m'amène à écrire dans un cadre différent de mon roman. Ça m'amène à écrire tout court. 

Et c'est ce que je veux. Continuer à écrire, me mettre une certaine pression en ce sens, alors que je recommence tranquillement à reprendre le chemin de l'enseignement.

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Le Cercle d'auteurs de la relève a sa page Facebook ici (la photo en est tirée).