Stand Hamac

Le SILQ 2013 est terminé et les organisateurs en vantent le succès de foule. Est-ce uniquement attribuable à la présence de Marc Levy comme président d’honneur ou si la température maussade a également joué un rôle dans cette fréquentation monstre ? Un peu de tout cela, sans doute. Ceci dit, je serais malvenue de me plaindre de la présence d’autant de gens autour du Livre. On peut bien sûr penser à d’autres formules pour mettre encore plus de l’avant la littérature (car qui dit «livre» ne dit pas nécessairement «littérature» !) qu’elle soit québécoise ou d’ailleurs. D’autres ont souligné qu’il est préoccupant de voir tant de gens se réjouir des ventes de livres faites en dehors des librairies alors que celles qui sont encore indépendantes disparaissent peu à peu. D’autres encore y ont vu la preuve de la longévité du livre papier comme si le numérique n’avait pas déjà une place de choix. Bref, parions que les années qui viennent seront pleines de remises en questions autour du «Livre»…

Pour ma part, au Stand 223 chez Hamac, j’ai passé trois belles séances de dédicaces. J’y ai vu amis, famille, connaissances, anciens étudiants, lecteurs de mon blogue, visiteurs curieux… Bref, un peu de tout. J’ai dédicacé quelques Soleil en tête et même deux Enthéos et eu de chouettes conversations. Mais je dois dire que la publication d’un carnet comme le mien, dont le point de départ est la maladie, ça ouvre bien sûr la porte à des rencontres très intenses, parce que d’autres vivent aussi des épreuves et m’en font part. Cela donne lieu à d’émouvants témoignages et je me sens choyée, bien qu’impuissante, d’accueillir cela. Je crois que lorsqu’on sait qu’on n’est pas seul, qu’on est compris, même à demi, ça nous apaise.

Samedi, j’avais un entretien avec une journaliste qui m’attendait avec deux gobelets de thé Earl Grey ! J’ai ri. C’était le signe évident qu’elle avait lu Soleil en tête ! Une rencontre si bien amorcée ne pouvait que déboucher sur une conversation enthousiaste et chaleureuse. Une demi-heure vite passée !

Mes propres visites comme lectrice/admiratrice/amie ont été brèves et peu nombreuses. La foule, disons-le, n’est pas une chose que j’apprécie en temps normal et encore moins avec mon énergie chancelante. J’ai pu me permettre une heure, à la limite deux. Mais rapidement, il a fallu que je me sauve.

Je n’ai donc pas pu voir tout le monde ni même vous saluer tous… On se dit à une prochaine fois !

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Photo: Le stand de Hamac. Merci à Denis Carrier!