Révision de texte
La réviseure a remis les corrections qu’elle a faites sur le manuscrit de Soleil en tête. Il y en a beaucoup. Or, l’adjointe à l’édition qui a la tâche de les entrer sur traitement de texte a suggéré que, peut-être, je préférerais y jeter un coup d’oeil. Mon directeur littéraire m’a proposé de venir faire un tour chez Septentrion pour regarder ça.
J’ai donc passé une heure et demie cet avant-midi chez mon éditeur pour travailler directement sur le manuscrit. On m’a fait un bon café (je suis toujours gâtée!) et je me suis installée, tranquille, dans le fourmillement de la maison d’édition. J’ai rapidement passé le texte en revue.
Il y avait beaucoup d’annotations. C’est fou ce qu’on laisse passer, même après plusieurs lectures! Des virgules manquantes, des espaces en trop. Ici on me propose une reformulation plus adéquate là des suggestions pour éviter des répétitions. Ailleurs, l’omission de mots (l’anniversaire de mère... «ma» avait été oublié!). Des mots anglais mis entre guillemets qui doivent plutôt être mis en italique. Mes phrases courtes, de quelques mots, ont souvent été rallongées en changeant le point par une virgule. Ça fait un style un peu plus coulant, c’est vrai. Moins «moi». Mais ce n’est pas dénaturer le texte non plus que d’accepter ces propositions. À mon humble avis, il gagne d’avoir été passé au filtre de la réviseure.
Sur les centaines de corrections apportées, je dirais que j’en ai refusé une dizaine. Parfois pour des raisons non rationnelles (Pinpin, le diminutif que j’utilise pour désigner mon plus jeune sur mon blogue, serait devenu le Petit...). J’ai gardé le terme «rehaussement» alors qu’on suggérait «augmentation», ce qui n’est pas exact. Un rehaussement, dans les termes médicaux, désigne un changement dans l’intensité des images, pas nécessairement une augmentation de la grosseur de la tumeur. Une autre fois, c’était dans la formulation de ce que me disait l’oncologue, et la la réviseure proposait quelque chose de trop direct et déformait, finalement, ce que mon médecin avait dit. Comme mon carnet n’est pas de la fiction, et que je ne veux pas froisser des gens qui pourraient se trouver «mal cités», j’ai préféré ma phrase originale. Bref, des petits détails. Et très peu.
Dans l’ensemble, je suis très contente. C’est un travail minutieux qu’a fait la réviseure.
Les prochaines étapes en vue de la publication sont les suivantes. D’abord, l’adjointe à l’édition va entrer les corrections que je viens de revoir. Ensuite, la mise en page sera faite par le graphiste. Puis j’aurai à nouveau à lire le texte, en même temps que se fera la correction d’épreuve. On mettra en commun les dernières retouches et, enfin, mon directeur littéraire fera une dernière lecture avant d’envoyer le texte à l’imprimeur.
Je n’ai pas encore de date précise pour la parution, sans doute le début de l’automne.
En attendant de pouvoir enfin vous montrer la belle couverture qu’a concoctée notre graphiste, j’ai pris en photo le bouquet de tournesols que je me suis offert hier. Ces fleurs si gaies. Si ensoleillées!
Et je poursuis l’écriture d’Orphée, toujours sur les traces de la Mémoire. Devant le fleuve qui déroule ses eaux grises dans ma tête.
Commentaires sur Révision de texte












