Soleil d'encrier: réflexions littéraires diverses de Julie Gravel-Richard

Réflexions et impressions de l'auteur Julie Gravel-Richard sur l'écriture, l'inspiration, la littérature québécoise et étrangère... et sur l'Art et la Vie.

23 juin 2009

Lectures de voyage

lecture_vacances_ep300Ah... avoir du temps pour lire! Voilà ce que signifie pour plusieurs mordus de lecture l'évocation du mot "vacances"!

Mais quand on part en voyage "lecture" prend d'autres significations.

D'abord, "quoi" lire? Quand on sait que les livres lus dans un contexte de voyage teinteront une partie des souvenirs qu'on y associera par la suite, ce n'est pas anodin. Par exemple, j'associe maintenant Ensemble, c'est tout d'Anna Gavalda à mon retour en avion de Barcelone, puisque j'avais alors presque entièrement lu ce roman. Comme il s'agit de "vacances", après tout, j'aimerais quelque chose de léger sans être dénué de profondeur. Quelque chose qui captera mon attention néanmoins (surtout pour vaincre mes craintes de l'avion!) sans me demander non plus trop de concentration.

Et puis, comme il faut trouver de la place pour tout ce papier, il faut penser "format" et "poids"! Format poche, il va sans dire. Mais certains petits livres peuvent peser un poids surprenant. Bref, il faut trouver la combinaison parfaite: sujet léger mais substanciel, format et poids pratiques...

Oh, le beau problème au moment de mettre la touche finale à mes bagages... À quoi associerai-je mon voyage en Grèce? La première fois que j'y suis allée, j'avais relu Fanfan d'Alexandre Jardin, emprunté à une copine de voyage (je ne me souviens même plus si j'avais apporté des livres à moi...). Maintenant, je regarde ma pile et hésite à faire mon choix.

Voilà ce qui est actuellement sur la balance:

Cet_imperceptible_mouvementCet imperceptible mouvement de Aude. Tout petit format, mince et poids plume. Des nouvelles à siroter au bord de la mer...

La mort de Virgile, de Hermann Broch: format un peu plus gros que poche... sujet un peu lourd et poids moyen.La_mort_de_Virgile

La triologie new-yorkaise de Paul Auster: format poche, poids correct. Livre déjà lu en partie (je pense le terminer lors du vol Montréal-Athènes).

Seul dans le noir
de Paul Auster. Format long et mince typique de chez Actes Sud. Super léger.Seul_dans_le_noir

_vangile_selon_PilateL'Évangile selon Pilate d'Éric Emmanuel Schmitt. Format et poids parfaits. Sujet intéressant, traité sans lourdeur.

Un_loup_est_un_loupUn loup est un loup de Michel Folco. Le goût de découvrir cet auteur qui m'intrigue, ne serait-ce que pour comprendre la folie autour de son oeuvre. Format poche, mais poids lourd.

Pourquoi la Grèce? de Jacqueline de Romilly. Format et poids parfaits. Sujet parfait. Un livre que j'ai lu et relu, mais jamais en entier. Pourquoi_la_Gr_ce

Que faire? Les apporter tous? Et vous, comment fonctionnez-vous pour choisir vos lectures de voyage?

Posté par Julie GravelR à 12:00 - Lectures - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dans la revue Québec français

Qu_bec_fran_ais_no_154Alex Noël, dans la revue Québec français, fait une critique équilibrée d'Enthéos. Même s'il relève les faiblesses du roman (le sujet de la quête du bonheur qu'il trouve "plutôt récurrent", et certains passages comme les cauchemars qu'il dit "un peu plaqués"), ainsi va son appréciation:

(...) "Gravel-Richard possède un style attrayant. Tant les nombreuses phrases incisives que les scènes dans la ville de Québec parviennent à créer une atmosphère poétique et chaleureuse. Le lecteur s'identifie rapidement au personnage et l'intrigue comporte de nombreuses références intertextuelles, comme autant de miettes de pain semées sur sa route. Les clins d'oeil tantôt aux auteurs de l'Antiquité, tantôt à Gide, mais surtout la façon si judicieuse de les inclure dans la quête du personnage font la richesse de ce roman.

À peine quelques pages et, de par la capacité de l'auteure à puiser dans le passé de l'Homme pour répondre aux problèmes du présent, on sait déjà que l'on tient entre les mains un récit intemporel. On sait aussi dès lors qu'il faudra se munir d'un crayon pour noter ses propres réflexions enfantées par la lecture elle-même. Enthéos est un roman parfois cliché, certes, mais un roman d'abord et avant tout profondément humain duquel on ne sort pas indifférent." 

Québec français, été 2009, no 154, p. 12-13.

Posté par Julie GravelR à 08:35 - On parle d'Enthéos - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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