Maintenant que la publication d'Enthéos est sur les rails, que l'été m'apporte le temps nécessaire pour décanter mes idées et me laisser aller à la rêverie qui, lorsque je m'y laisse couler assez longtemps, finit par ouvrir sur l'inspiration, je commence à entrevoir le prochain roman.

Et alors que j'analyse le processus de maturation d'Enthéos afin de m'orienter pour établir les bases de mon prochain projet, je relis les mots de Gabrielle Roy et j'y trouve écho à mon état d'esprit:

" Je pressentais que je devenais moi-même comme un vaste réservoir d'impressions, d'émotions, de connaissances, pratiquement inépuisable, si seulement je pouvais y avoir accès. Mais avoir accès à ce que l'on possède intérieurement, en apparence la chose la plus naturelle du monde, en est la plus difficile." (Gabrielle Roy, La détresse et l'enchantement, Montréal, BoréalExpress, 1984. p. 221)

En cela réside la difficulté avant de replonger dans la transe de l'écriture: retrouver l'accès à mon réservoir intérieur.