Soleil d'encrier: réflexions littéraires diverses de Julie Gravel-Richard

11 avril 2014

Du manuscrit à la librairie

Entrevue SILQ 2014

C'est le Salon du Livre international de Québec qui bat son plein. La grande fête annuelle du Livre à Québec, le rendez-vous des lecteurs, petits et grands. L'occasion de parler de littérature et de l'univers du livre.

Mercredi, j'y avais rendez-vous avec des étudiantes pour une entrevue. C'est tout ce que je savais quand je me suis présentée au stand de Septentrion. Deux jeunes filles m'attendaient, souriantes. Et on m'a vite expliqué de quoi il en retournait. 

Elles étudient en cinéma au Cégep de Ste-Foy et, pour un de leurs cours, doivent produire un documentaire. Elle ont pour cela choisi d'aborder le milieu du livre, en cernant toutes les étapes de sa production, partant de l'écriture jusqu'à la publication. Pour ce faire, elles étaient entrées en contact avec ma maison d'édition, y ont interrogé les divers intervenants. Et moi, j'étais là, m'a-t-on appris, pour leur parler de mon vécu d'auteure. 

L'entrevue a été bien agréable et dynamique. Les filles m'ont demandé comment j'avais trouvé ma maison d'édition, en quoi avait consisté le retravail sur le manuscrit, si j'avais été consultée pour le choix de la couverture du livre. Elles m'ont demandé si j'étais contente de mon contrat, et des relations avec mon éditeur. 

J'ai répondu de mon mieux, en spécifiant qu'il s'agit de mon expérience personnelle, limitée. Je leur ai donc exposé ma propre réalité, en mentionnant qu'il existe bien sûr d'autres façons de faire, d'autres types de maison d'édition. 

Le tout a duré une quinzaine de minutes.

J'en ai aussi profité discuter un peu avec la gang de Septentrion.

Le documentaire terminé, je devrais en réentendre parler. Peut-être sera-t-il mis en ligne? C'est à suivre!

J'en profite pour vous souhaiter un bon Salon du Livre, avant de retourner à ma vie de prof... et à la 3e version de mon manuscrit.

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04 avril 2014

Une bibliothèque en héritage

Biblio JGR

Tout a commencé par une bibliothèque à donner. De ces anciennes étagères de chêne massif, vitrées, ornant les bureaux gouvernementaux jusque dans les années 70. Avant qu’on ne les jette à la rue pour se rééquiper en neuf. En mélamine beige-grise.

Deux belles bibliothèques, sauvées de l’hécatombe, dont devait se départir une grande amie de ma mère.

La condition : prendre aussi ses livres.

Tous les livres.

Parce que cette amie quitte son appartement. À 85 ans, elle prend le chemin d’un tout petit logement. L’essentiel de ses meubles, les mille et un souvenirs d’une longue vie remplie s’empilent, en attente d’être triés, donnés, jetés.

Je récupère les livres, des objets.

En vrac.

Elle dit : « Prenez ! Tout va être jeté, sinon. »

Alors je prends, voulant sauver ce qui peut l’être. Tourne-disque, vinyles, lampe, table d’écriture… Bibelots divers.

Quelque chose m’émeut dans ce grand branle-bas. Dans le capharnaüm qui a envahi ma maison, se résorbant peu à peu alors que chaque livre trouve sa tablette, que nos possessions se mélangent à celles d’une femme que je connaissais si peu, cette amie de ma mère. Et qui soudain me révèle un grand pan d’elle-même à travers l’intimité de sa bibliothèque.

Car une bibliothèque est si bavarde, en réalité. Elle dit beaucoup de ceux qui l’ont garnie.

Ces temps-ci, le soir, grisée de vin et de musique (je me découvre une nouvelle passion pour les vieux vinyles au son si caractéristique), je laisse courir mon regard sur les rayons, découvrant peu à peu les auteurs venus grossir les rangs. Si je me réjouis d’avoir maintenant tout Gabrielle Roy, Félix Leclerc ou Dostoïevsky, je m’étonne un peu de la si volumineuse œuvre de Julien Green ou de Joseph Kessel, qui m’étaient inconnus. Et je ne me plains pas de quelques exemplaires de plus en Pléiade (Collette, Proust, Prévert...)!

Je n’aurai jamais assez de temps pour tout lire et plusieurs livres seront bientôt élagués, mais cet héritage de papier, ces livres jaunis, écornés (certains ont été tellement lus qu’ils ont dû être rafistolés), viennent ajouter un chapitre à ma propre histoire.

C’est cela, une bibliothèque en héritage.

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04 décembre 2013

Textes indigestes et autres problèmes gastriques: le lancement

Fanzine Cercle d'auteurs

Voilà!

Le fanzine préparé par Stéphanie Lapointe, dans le cadre du Cercle d'auteurs de la relève de Première Ovation sera lancé ce soir! J'y signe une courte nouvelle et j'y serai avec plaisir.

L'initiative aura permis à plusieurs jeunes auteurs de publier pour la première fois et je me réjouis de les voir contents... et un peu nerveux, c'est vrai!

Avis aux intéressés, le lancement aura lieu au sous sol du resto-bar le Cercle, 228, rue St-Joseph Est, à Québec, de 18h àa 20h. Le fanzine sera vendu 5$ sur place et les oeuvres du graphiste et illustrateur Guillaume Demers (qui a illustré et mis en page la publication) seront exposées et les auteurs liront des extraits de leurs textes.

Vous pouvez avoir une idée de l'ambiance du cercle d'auteurs en visionnant ce charmant vidéo.

 

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25 octobre 2013

De cailloux et d'écriture

gros-cailloux-et-pecadillles

Gabrielle Roy, une écrivaine que j'adore -et peut-être même mon écrivaine préférée- a écrit à la toute fin de sa vie à propos du temps qui lui a manqué. 

Ces dernières pages de l'auteure ont paru justement sous le titre Le temps qui m'a manqué et c'est la suite inachevée de son autobiographie La détresse et l'enchantement

Ce temps qui a manqué à Gabrielle Roy, c'est celui d'avoir pu annoncer à sa mère que l'écriture la faisait vivre désormais. Ainsi aurait-elle pu rassurer celle qui s'était épuisée à faire rouler la maisonnée au prix de tant de sacrifices. Or, Mélina Roy est décédée quelques jours avant que sa fille ait pu lui annoncer la nouvelle. Une peine inconsolée pour l'écrivaine.

Manquer de temps, c'est ma hantise, à moi aussi. Réussir à écrire tous les romans qui attendent dans le fouillis de mon esprit. Qui se bousculent entre eux, alors que je me demande lequel obtiendra la priorité lorsque je reprendrai le clavier, quand Orphée sera terminé. 

Mais j'ai tant de choses à faire, la vie va si vite... Tant de feux à éteindre, toujours plus urgents les uns que les autres. 

Alors je me rappelle cette réflexion qu'un jour une conférencière en gestion a eue alors qu'elle cherchait à illustrer la gestion du temps: 

Elle a mis un bocal sur une table devant l'assistance, l'a rempli jusqu'au bord de gros cailloux. Elle en a ensuite ajouté de plus petits pour combler les vides. Y avait-il moyen d'ajouter quelque chose? Oui: du sable. Alors elle en a versé jusqu'à ce que le pot en soit plein. Pouvait-elle ajouter encore quelque chose? Non? L'assistance hésitait. Alors elle a pris une bouteille d'eau et en a versé le contenu dans le bocal.

La conférencière a questionné le public: "Quelle leçon peut-on tirer de cette démonstration?" Plusieurs ont répondu qu'on réussissait toujours à faire rentrer quelque chose dans un horaire chargé, même quand on croit que rien ne peut plus être ajouté...

Eh bien non! Elle a conclu: "Ce qu'il faut retenir, c'est que si je n'avais pas fait entrer les gros cailloux au début, ils n'auraient pas pu être ajoutés par la suite."

Voilà. 

Éteindre des feux... mais ne pas oublier que, dans le temps qui m'est donné, je dois tout faire pour qu'écrire soit un "gros caillou" dans l'ordre de mes priorités. 

Ce n'est pas toujours facile... Le travail à plein temps, les enfants, les amis, l'organisation du quotidien. Tout un tas d'anniversaires importants qui se succèdent ces semaines-ci (dont le mien!) alors j'en suis encore à quelques pages de terminer ma seconde version d'Orphée.

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17 octobre 2013

À CKRL cet avant-midi... et lundi!

Vieille radio

Dans le cadre de la parution du numéro sur Québec: ville insolite de la revue Moebius, je serai l'invitée de Denys Lelièvre aux côtés de Marie-Ève Sévigny, à l'émission Univers francophone sur les ondes de CKRL (89,1 FM, à Québec) vers 11h30.

Et lundi le 21 octobre, vers 18h30, c'est avec Bärbel Reinke, aux Bouquins d'abord, que je discuterai de ma nouvelle "Exposition", dans un spécial qu'elle consacrera à la revue Moebius. 

Curieusement, la radio me rend moins nerveuse que de lire en public! (Et même si, hier, j'ai réussi à faire une lecture tout à fait correcte d'un extrait de mon texte lors du lancement de Moebius... aveuglée que j'étais par les spots qui me masquaient l'assistance!)

 

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15 octobre 2013

Lancement de la revue Moebius

Moebius 138

Demain, mercredi le 16 octobre, c'est le lancement au Studio P du numéro consacré à Québec: ville insolite dans lequel je signe un texte.

Marie-Ève Sévigny, qui a piloté le numéro et organisatrice de l'événement, m'a proposé de lire un extrait de ma nouvelle "Exposition", ce que j'ai accepté de bon coeur.

Je lis mon texte, me préparant afin d'en avoir une maîtrise fluide demain soir... Et je commence à sentir monter un peu le trac, car je réalise que je côtoie des écrivains de renom qui seront présents aussi, et ça m'intimide. Sans compter que Moebius est publié par Triptyque, une maison d'édition encore méconnue pour moi! Mais je serai entourée d'amis écrivains ou supporteurs et l'ambiance s'annonce festive.

Pour ceux qui sont curieux de découvrir la ville de Québec en dehors de la photo de carte postale, je vous conseille de mettre la main sur votre exemplaire du numéro 138 de la revue Moebius, en vente dans toutes les bonnes librairies! Ou mieux: venez faire un tour au Studio P pour le lancement!

Lancement de la revue Moebius

Mercredi 16 octobre à 17h

Studio P, 280 St-Joseph Est (2e étage)

 

 

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11 septembre 2013

Il arrive!

Moebius 138

Le numéro 138 de la revue Moebius sera sous peu en librairie! Pilotée par Marie-Ève Sévigny sur le thème Québec, ville insolite, la revue sera lancée officiellement dans le cadre des activités en marge du festival Québec en toutes lettres.

Je suis fière de faire partie des auteurs qui y ont participé et je serai donc présente au Studio P, mercredi le 16 octobre 2013 à 17h.

L'entrée est gratuite et vous pourrez y rencontrer les auteurs et entendre Marie-Ève lire un collage des textes.

Pour plus d'informations, c'est ici.

 

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06 août 2013

Cercle d'auteurs de la relève

cercle d'auteurs

Vous connaissez ma passion pour les cercles de lecture, moi qui en organise de temps à autre avec des étudiants autour d'oeuvres anciennes (L'Iliade, L'Éneide - deux fois!-, du théâtre grec, Les Métamorphoses), et qui aime aussi participer à ceux organisés par des amis ou des collègues. Donc quand j'ai vu passer un cercle d'auteurs, ça m'a intriguée. Mais jusqu'à maintenant, je n'avais pas poussé la curiosité jusqu'à m'y inscrire.

Ce cercle d'auteurs est organisé dans le cadre de Première ovation en arts littéraires, à raison d'une rencontre par mois. De jeunes auteurs en devenir partagent ainsi certains de leurs textes et les commentent mutuellement. Intéressante démarche.

Or, j'ai déjà parlé ici du programme Première ovation qui offre, notamment, du mentorat. Je ne suis plus admissible depuis quelques années, ayant dépassé 35 ans et ayant publié maintenant deux livres chez un éditeur (avec un troisième en route).

 

J'ai fini par passer par dessus mes réticences ("Je ne connais personne...", "Vais-je perdre mon temps?", "Quel texte présenter?", alouette...) et je suis allée à la rencontre du mois de juillet, après avoir vérifié avec l'organisatrice que, même si je n'étais pas admissible en tant que "relève" pour Première ovation, je pouvais néanmoins participer à l'activité. 

Mais quel texte présenter? Quel est le fonctionnement exact des rencontres? Je ne savais pas trop quoi faire lire... alors voyant qu'un fanzine était en train de s'organiser sur le thème de "textes indigestes et autres reflux gastriques", je me suis lancée dans une nouvelle, écrite le matin même de la date de tombée... (Oui, les deadline, parfois, c'est efficace...)

La façon de faire est assez simple. Nous étions quatre à avoir envoyé des textes qui nous sont ensuite transmis par courriel, quelques jours avant la rencontre. Nous lisons et annotons les textes et, lorsque nous nous rencontrons, nous faisons chacun une lecture à voix haute de notre texte, puis nous passons aux commentaires. 

Les participants varient, leur provenance est diverse. Tous ont à coeur de perfectionner leur écriture. Moi aussi.

Nous étions quatre autour de la table à l'Amphi de Québec l'autre soir. Et nos deux heures de discussion ont filé comme l'éclair. Alors je me demande comment on fait lorsque nous sommes plus nombreux... le temps doit être beaucoup plus restreint. Mais je verrai.

Oui, je verrai car j'ai l'intension de poursuivre cette exploration du Cercle d'auteurs de la relève. J'ai beaucoup apprécié le travail fait en commun sur les textes, et voir mon travail lu et commenté par d'autres sans préoccupations éditoriales (c'est un peu différent d'un travail avec un directeur littéraire). Comme mon texte (une courte nouvelle) était en lien avec le thème du fanzine, il a été retenu (après que j'y ai apporté des correctifs) pour publication.

L'activité est formatrice, en tout cas. Ça me fait sortir de ma zone de confort et ça m'amène à écrire dans un cadre différent de mon roman. Ça m'amène à écrire tout court. 

Et c'est ce que je veux. Continuer à écrire, me mettre une certaine pression en ce sens, alors que je recommence tranquillement à reprendre le chemin de l'enseignement.

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Le Cercle d'auteurs de la relève a sa page Facebook ici (la photo en est tirée).

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23 juillet 2013

Un texte pour Moebius

rue du Trésor

Alors que l'été passe doucement, que je réécris mon roman Orphée entre un voyage en Italie et les aléas du quotidien, je viens de recevoir par courriel confirmation que la nouvelle que j'avais soumise à la revue Moebius sera publiée dans le prochain numéro cet automne.

Je ne suis pas une grande nouvelliste. Je découvre peu à peu ce genre littéraire qui, au départ, me semblait trop exigu pour faire vivre mes personnages, mes histoires. Or, dans une nouvelle, on peut aussi créer de belles ambiances, je m'en rends compte soudainement. Ici, le thème était "Québec, ville insolite", piloté par mon amie Marie-Ève Sévigny. Moi qui ai Québec dans le coeur, dans l'âme, je me suis dit qu'il fallait au moins que j'essaie d'écrire quelque chose! Et alors que la date de tombée arrivait à grands pas, je n'avais toujours pas d'idées valables... jusqu'à ce que j'ai une vague d'inspiration. 

Le texte est envoyé depuis la mi-avril et, malgré quelques échos, je ne savais pas s'il serait publié. 

Mais voilà que je viens de signer le contrat d'édition et j'en suis bien contente, car l'insécurité me taraude toujours concernant l'écriture. Publier ce texte après qu'il ait été lu et commenté par un comité de lecture me rassure un peu.

Momentanément, du moins.

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Photo: vue sur la rue du Trésor, décor de ma nouvelle intitulée Exposition.

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31 mai 2013

Les Reines: moi, mes souliers...

reines

J'avais fait du ménage dans mes placards il y a quelque temps. Parmi les vêtements que je suis allée porter à l'Armée du salut, une paire de souliers. Comme à chaque fois que je me défais d'anciens vêtements, je me demande ce qui va arriver d'eux. Quelle sera leur seconde vie, s'ils seront utiles encore. Une pensée triviale qui m'effleure pour disparaître dès que se referme la porte du container métallique.

Eh bien, ces souliers font maintenant du théâtre, devenus décor pour Les Reines de Normand Chaurette dans une mise en scène de Frédéric Dubois, montée dans le cadre du Carrefour international de théâtre de Québec.

La pièce rassemble six personnages, six femmes royales, issues de l'univers de Shakespeare, mais bien réelles, historiques, liées à la royauté anglaise. Enfermées dans une tour du palais, elles règlent leurs comptes entre elles, un soir de tempête, veille de la fête de "l'élévation", alors que le roi Edouard agonise et qu'on pense déjà à sa succession pour laquelle Richard III est prêt aux pires crimes.

Femmes en quête de pouvoir, retenant celui qu'elles ont, espérant celui qu'elles n'ont pas encore ou regrettant celui qu'elles ont perdu, les Reines sont campées par six jeunes comédiennes au talent juste, éclatant. Elles illustrent à merveille qu'être femme dans une lignée royale, c'est vivre dans l'ombre des hommes. C'est espérer leur amour, leur donner des héritiers. C'est exister seulement par la transmission du sang. C'est être sans pitié pour leurs consoeurs. C'est chausser des chaussures, temporairement.

Des souliers, donc. Des tas de souliers. Vestiges des femmes du passé. Anonymes -ou presque- qui ont contribué à la lignée royale. Les six Reines expriment toutes leur rapport ambigu avec le pouvoir. L'ardent désir qu'elles en ont, mais, parfois aussi, les sacrifices personnels qu'elles doivent endurer pour réussir à enfiler leurs pieds dans les précieuses chaussures.

Le symbole est fort. Les Reines jouent pieds nus. Sauf la reine en titre. Mais autour d'elles, les souliers empilés rappellent au spectateur la vacuité de tous ces êtres oubliés qui n'ont fait que quelques pas sur le chemin sanglant de la royauté.  

Elles sont encore là pour trois soirs, les ardentes Reines, pour vous faire vivre leur drame, enfermées dans la tour Martello no 4, transformée par le pouvoir magique du théâtre en un palais au coeur de la tempête. Un espace clos, hors du temps. Et six comédiennes prometteuses dignes de porter les chaussures des grandes tragédiennes.

À voir et à vivre!

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Les Reines, avec Marie-Hélène Lalonde, Joannie Leroux, Laurie-Ève Gagnon, Édith Patenaude, Valérie Marquis et Anne-Marie Côté.

Le Carrefour international de théâtre se poursuit jusqu'au 8 juin.

***

Photo: Philippe Jobin/Carrefour international de théâtre de Québec.

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